La Loire donne le la à Orléans. On longe ses quais le temps d'une première entrevue, on s'installe sur une péniche transformée en bar quand l'été s'étire, on franchit le pont George-V en direction de Saint-Marceau. Chercher un partenaire coquin à Orléans revient à savourer une cité qui se parcourt à pied, de la place du Martroi à la cathédrale Sainte-Croix, tandis que la rue de Bourgogne accueille les oiseaux de nuit. Sur topcoquin.com, les Orléanaises ont adopté une règle qui change tout : pas un mot sur leur allure. Chacune publie un palmarès, trois qualités qu'elle attend d'un complice coquin, illustrées par un souvenir précis, tendre ou franchement agaçant.
Début mai, les fêtes johanniques emplissent les rues de cortèges et de musique ; un septembre sur deux, gabares et toues viennent s'amarrer pour le festival de Loire ; à l'automne, le parc floral de la Source se pare de couleurs. Une traductrice de Dunois, une serveuse de la rue de Bourgogne, une conductrice de tram, une paysagiste ou une ancienne fleuriste d'Olivet : chacune ordonne à sa manière la courtoisie, l'imagination, l'humour ou l'exactitude. Avant toute réponse, cherche à comprendre pourquoi telle qualité arrive en tête. Un homme coquin qui relève le souvenir raconté, sans s'attarder sur le portrait, sort immédiatement du lot. Sur les bords du fleuve royal, un partenaire de plaisir attentif aux détails a toutes les chances de décrocher un deuxième rendez-vous. Ceux qui aiment varier les plaisirs connaissent bien rencontre fétichiste.